Arrivés chacun son tour et sans faire de détour, on entame vivement le chemin vers la mort. On y marche ; maladroit ; tour à tour plein de joie puis malheureux soudain. Et puis parfois on tombe. On suit les pointillés soigneusement tracés par la mère inquiète. Tout ça reste dans nos têtes. Et on chante la vie, on lui donne des vertues. On arrive soumis à Mère Nature... Mais dans le ciel de nos horizons passent un jour, les anges de nos espoirs. Alors on veut y croire. Et puis parfois, on tombe. On ne récolte que se que l'on sème, moi j'ai semé mes peines, j'en récolte la douleur... Qu'il est loin mon bonheur ! Je ne suis pas un ange, encore moins un héros, et surtout... Je ne suis la Pouffe de Personne.
Je ne suis qu'une môme qui survit au-travers de ses mots et qui veut faire danser la Mort elle-même.
Mais c'est la Mort qui mène la Danse.
Alors on chante désespérés, que notre avenir s'étend trop loin. Alors on chante, terrifiés, mais c'est notre voix qui s'éteind...
"Qu'il est long, qu'il est loin, ton chemin, Nasta... C'est vraiment fatiguant d'aller où tu vas ! Qu'il est long..."